Balade sur le Mississippi


Cet été, je me suis baladé sur les rives du Mississippi, sous la houlette de Marc Twain en lisant ses deux livres les plus célèbres, »Les Aventures de Tom Sawyer » et « Les aventures de Huckleberry Finn » qui font partie du fonds culturel américain dans la nouvelle traduction de Bernard Hoepffner parue aux Editions Tristram qui, d’après la 4ème de couverture « rend justice à la saveur et à l’énergie incomparables du texte original« .

Pour ma part, je connaissais vaguement Tom Sawyer, le personnage le plus connu de Mark Twain, mais pas Huckleberry Finn qui apparaît déjà dans « Les Aventures de Tom Sawyer » comme le meilleur complice de Tom, tous les deux en marge du monde des adultes, voire en opposition, dans une petite bourgade du Missouri. A travers les aventures de Tom et ses complices, c’est toute la vie des Américains ruraux du Midwest du milieu du XIXème siécle qui est racontée, avec l’esclavage, le poids d’une religion et d’une tradition omniprésentes, la dureté d’une vie quotidienne pauvre compensée par le whisky et des superstitions intervenant dans les moindres moments de la vie quotidienne. Grâce à l’imagination débordante de Mark Twain et sa complicité avec le monde des enfants, j’ai lu « Les Aventures de Tom Sawyer » avec grand plaisir en découvrant un monde qui m’était totalement inconnu. Mais je ne pouvais m’empêcher de penser que certains aspects de la vie dans le Midwest actuel n’est pas tellement éloignée de celle décrite avec truculence par Mark Twain il y a 150 ans.

J’ai abordé « Les Aventures de Huckleberry Finn  » avec appréhension mélangée à un certain respect pour un livre classé par le magazine Time comme le cinquième meilleur livre de tous les temps. C’est le héros lui même, Buckleberry Finn, qui raconte cette histoire, sorte d’Odyssée le long du Missisippi en compagnie de Jim, un esclave en fuite. Là encore, l’imagination débordante de Marc Twain et son don pour décrire les situations les plus cocasses et inattendues rendent passionnante la lecture de ce livre foisonnant et parfois emberlificoté. Par exemple, cette vendetta entre deux familles d’une bourgade à côté de laquelle Roméo et Juliette est de la guimauve. Ou ces deux malfrats, qui se font passer pour roi et duc afin de mieux escroquer les populations rurales d’abord crédules, puis implacables dans leur vengeance. Le tournant du livre est le moment où Huck, après moult hésitations, prend une décision contraire à toute la civilisation dont il est issu : la libération de Jim, l’esclave marron, dont le personnage, décrit avec sensibilité, pittoresque et dignité est une des meilleures parts du livre.
« Les Aventures de Huckleberry Finn » est ainsi un manifeste picaresque, drôle voire délirant, pour l’abolition de l’esclavage et plus généralement, la dignité humaine.
Belle balade !

 

 

 

 

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