Le temps du grand-père

Pendant deux semaines, mes enfants et petits-enfants étaient ici. Nous avions prévu que tout le monde puisse être là ensemble, au moins pendant quelques jours, en arrangeant les emplois du temps des uns et des autres.

Partie de baby footUn temps de joie familiale, ponctué par le rythme des petits enfants, (1 et 2 ans). Plaisir de voir les deux petits rentrer progressivemnet en relation, jusqu’à prendre leur bain ensemble à la fin du séjour. Plaisir des déjeuners dans le jardin, des dîners dans la maison, des parties de babyfoot.
Et les embrassades de départ, en se promettant de se retrouver tous pour Noël…
Adieux à Kerkalou  Adieux à Kerkalou Adieux à Kerkalou

Un moment de pur bonheur pour moi, le grand-père.

Je me rappelle cette phrase d’Annie Ernaux, dans Les années (Ed Gallimard) : « Les moments familiaux sont ceux où elle ressent, pas ceux où elle pense » (page 99). L’apparente sécheresse de la phrase ne doit pas cacher sa troublante vérité. Du moins celle que je vis, moi même, aussi bien pendant ces deux semaines où j’ai le coeur au bord des lèvres, que pendant les événements familiaux plus formels (mariage, baptême, obséques…) : c’est l’émotion qui arrive en premier, le sentiment, qu’il soit positif ou négatif, triste ou gai

.Photo de famille

Ces moments familiaux se partagent entre ce que l’on ressent et ce qu’on fait. Car, on fait des tas de choses en famille : les repas, et tout ce qui les entoure, le soin des petits  dont le rythme imprime sa marque dans le temps de la journée, les distractions de tous, collectives ou non. Parfois, l’un d’entre nous s’éloigne, pour retrouver son temps personnel, dans une promenade solitaire, la lecture ou tout simplement la sieste. C’est un des moments, pas fréquents, où on peut penser. C’est ce que permet les vacances. C’est ce que les parents ne veulent plus faire, le plus souvent, une fois repris le rythme quotidien.

Photo de famille

Quand je me rappelle ma vie de père, ce fut effectivement une suite plus ou mois ordonnée où le sentiment se mêlait à l’action, avec quelques moments rares de réflexion, et encore moins de pensée, celle que l’on a quand on prend du recul. Avec l’activité professionnelle qui s’y rajoute, la vie n’offre guère le temps de se poser, se pauser, de se panser, de penser…

Je commence à mieux comprendre en quoi le rôle de grand-père offre tant de bonheur : cela permet de faire alterner le temps du sentiment, celui de l’action  avec celui de la pensée. Le coeur et les mains ne chassent plus la tête… L’alternance possible entre ces différents temps s’enrichissent les uns les autres. Cet équilibre entre coeur, mains et tête est-il le privilège de l’âge ? Et celui de la retraite ?

regard de grand père

A condition d’avoir le coeur en paix.
A condition d’avoir l’esprit libre et encore clair.
A condition que le corps ne fasse pas trop souffrir.
A condition de ne pas être noyé dans les problèmes matériels…

Un commentaire sur “Le temps du grand-père

  1. Mais pourquoi couper toutes les têtes ?

    Puisqu’il s’agit de membres de ta famille, le « droit à l’image » n’est pas un problème : sauf s’ils ne voulaient pas se retrouver sur ton blog, et dans ce cas-là, pourquoi les y mettre, tronçonnés ainsi ?

    L’avis du grand-père m’intéresserait !

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